17 octobre 2006
217 Octobre – Journée mondiale du refus de la misère2
Le 17 octobre est depuis de nombreuses années la Journée mondiale du refus de la misère, reconnue par l’ONU depuis 1992 comme la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Le 17 octobre 1987, Joseph Wrésinski, lui-même issu d’une famille très pauvre et fondateur du Mouvement ATD Quart Monde, inaugurait à Paris une dalle en l’honneur des victimes de la misère, là où en 1948 avait été signée la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Ce jour-là, 100 000 défenseurs des droits humains, de toutes conditions et de toutes croyances, ont affirmé leur soutien au combat contre la pauvreté et la misère.
2L’enjeu de cette journée2
L’enjeu de cette journée est non seulement que des politiciens ou responsables d’associations prennent la parole devant un public sensibilisé, mais que les exclus ou les pauvres eux-mêmes puissent pour une fois prendre la parole, dire leurs rêves d’un monde plus juste et plus respectueux de la dignité de chacun ; l’enjeu, c’est leur présence et leur partenariat à travers cette journée. L’enjeu c’est de se mobiliser avec et autour de ces personnes vivant la pauvreté et l’exclusion sociale. Petits ou grands, ces rassemblements ont pour point commun de sensibiliser l’opinion publique à l’idée que « le refus de la misère, c’est l’affaire de tous et c’est tous les jours ».
Qui que nous soyons, nous pouvons nous engager et agir contre la pauvreté avec les personnes qui la subissent, oser faire un geste, dire une parole, s’engager aux côtés des exclus pour faire respecter leurs droits. C’est le sens profond de cette journée.
2En 2006 la misère reste toujours un scandale !2
ATD Quart Monde et Caritas veulent souligner la nécessité d’engagements à tous les niveaux contre la pauvreté et l’exclusion. Avec d’autres organisations de la société civile, ils souhaitent, à l’occasion de cette Journée mondiale, développer un courant du refus de la misère. La Journée mondiale du refus de la misère est l’occasion de rappeler que la grande pauvreté et l’exclusion sociale au Luxembourg et dans le monde sont des injustices inadmissibles. Et de montrer comment des personnes de tous horizons, de toutes conditions sociales, et en particulier les plus pauvres, agissent de différentes manières, en fonction de leurs possibilités, pour refuser la misère par le respect des droits fondamentaux et de la dignité humaine. Cette journée du 17 octobre se situe cette année au Luxembourg dans le cadre de l’Action mondiale contre la pauvreté qui rassemble de milliers d’organisations au monde entier afin d’interpeller les dirigeants politiques, pour qu’ils respectent les engagements pris avec les objectifs du Millénaire pour le développement. Nous espérons un large soutien afin de manifester une volonté de l’opinion publique de lutter contre la pauvreté. C’est en nous rassemblant et en agissant avec celles et ceux qui vivent la pauvreté et la misère que nous pourrons leur permettre de prendre la parole et de devenir partenaires jusqu’au plus haut niveau de décision.
2Pour combattre l’indifférence face à la pauvreté et à l’exclusion sociale2
La « Journée mondiale du refus de la misère 2006 » est soutenue par toutes les organisations et mouvements du monde entier qui se sont unis en 2005 sous le « Bandeau blanc », symbole unificateur pour le combat mondial contre la pauvreté. L’action sera lancée mondialement le samedi 16 septembre 2006 et se poursuivra pendant un mois pour culminer sur le 17 octobre. Au Luxembourg et dans le monde, le 17 octobre 2006, des personnes de tous horizons se rassembleront en l’honneur des victimes de la misère. Nous vous invitons toutes et tous, ONG, écoles, communes, scouts, comités et centres de femmes, organisations syndicales, maisons d’hébergement, fédérations et coalitions, églises de toutes confessions religieuses, etc. à vous joindre à cette mobilisation luxembourgeoise. Dans ce mois qui précède le 17 octobre, nous vous demandons d’intégrer le bandeau blanc dans vos communications externes, événements culturels ou ateliers-débats, puisque dans le quotidien le travail de votre organisation contribue déjà d’une manière ou une autre à la lutte contre la pauvreté et pour le respect des Droits de l’Homme. Bien que dans le détail nos messages diffèrent souvent, tous peuvent souscrire à cet objectif. Il s’agit de mobiliser un soutien très large de la société civile afin de montrer publiquement l’union de la société civile dans la lutte contre la pauvreté.
Version imprimable