Revendications
2Eliminer la pauvreté au Luxembourg2
La pauvreté est belle et bien présente dans notre pays. La fracture entre les plus riches et les plus pauvres ne cesse d’augmenter et entretient le sentiment d’exclusion des plus défavorisés. Selon des chiffres du CEPS/INSTEAD (Centre d’Études de Populations, de Pauvreté et de Politiques Socio-Économiques / International Networks for Studies in Technology, Environment, Alternatives, Development – chiffres de 1999), 11.2% des ménages et respectivement 12% des individus résidant au Luxembourg peuvent être considérées comme pauvres.
Nous demandons aux gouvernement luxembourgeois :
de veiller également à ce que les Objectifs du Millénaire pour le Développement soient appliqués au contexte national.
de prendre en compte les droits de tous les citoyens (hommes et femmes) dans les domaines et processus légaux, politiques et budgétaires, reconnaissant les inégalités historiques entre les sexes.
de faire activement participer la société civile, les personnes pauvres et spécialement les groupes marginalisés dans la formulation de priorités, de politiques et de projets de développement nationaux.
de continuer à garantir l’allocation des ressources domestiques et externes nécessaires à l’obtention de services publics de qualité accessibles à tous.
de rester transparent dans l’utilisation des ressources publiques, et de combattre tout forme de corruption de façon énergique.
d’exercer le droit à établir des politiques et pratiques nationales qui bénéficient à la majorité des citoyens.
2Accroître et optimiser l’aide internationale2
L’aide au développement est un instrument essentiel de financement du développement. Aujourd’hui, seuls cinq Etats respectent l’engagement pris en 1970 par les pays riches dans le cadre de l’ONU de consacrer 0,7% de leur PIB à l’aide au développement.
Nous demandons :
que les pays donateurs consacrent dès maintenant 0,7% de leur PIB à l’aide au développement
l’amélioration de la qualité de l’aide, afin qu’elle soit allouée en priorité aux populations et aux pays les plus pauvres
la création d’une fiscalité internationale afin de financer de façon pérenne le développement.
2Rendre le commerce équitable2
Les pays pauvres subissent un système commercial régi par des règles inéquitables imposées par les seuls pays riches. La mise en concurrence généralisée, en particulier dans le domaine agricole, joue de manière négative sur les populations les plus défavorisées.
Nous demandons :
l’instauration de règles commerciales équitables et transparentes
l’arrêt des pratiques de dumping et de subventions démesurées, la reconnaissance du droit à la protection des marchés pour les produits et services stratégiques
la préservation des services publics face aux mesures de privatisation et de libéralisation imposées.
2Annuler la dette de pays le plus pauvres2
Le remboursement de la dette est un obstacle majeur au développement des pays du Sud. Il empiète sur les ressources nécessaires au financement des secteurs sociaux fondamentaux pour les populations (éducation, santé, accès à l’eau...).
Nous demandons :
l’annulation de la dette des pays pauvres
la mise en place de règles équitables et transparentes à l’endettement international.
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