3Contexte : D’un rapport ministériel à trois pièces de théâtre...3
En 2000, le philosophe français Patrick Viveret et conseiller référendaire à la Cour des Comptes est chargé par le Secrétaire d’État à l’Économie Solidaire, d’un rapport sur les nouveaux facteurs de richesse, à partir d’un double constat : D’une part la sous-estimation par les indicateurs dominants comme le produit intérieur brut et de la contribution de l’économie sociale et solidaire à la richesse collective et d’autre part face au rôle majeur joué par les facteurs humains, sociaux et écologiques dans la production de nouvelles richesses. Le rapport de Patrick Viveret a donc pour objet de renouveler la question de la représentation de la richesse et de réinscrire la monnaie au coeur de l’échange humain.
Basé sur ce rapport RECONSIDÉRER LA RICHESSE la Compagnie la Tribouille a fait le choix d’extraire trois idées fortes traitées en trois spectacles de forme courte, accessibles à tous, qu’on soit non-philosophe, non-économiste, non-sociologue... La trilogie théâtrale « Contes de la Richesse » est une invitation à jeter un regard critique sur l’économie telle qu’on la conçoit habituellement, à la réinventer bien au-delà de ses considérations marchandes et sa propension à la surconsommation. Dans le contexte économique actuel, que penser du fait que le produit intérieur brut (PIB) et d’autres instruments de mesure que nous employons pour calculer notre richesse ne font aucune distinction entre les revenus de vente de ce qui sert à guérir ou à empoisonner, entre ce qui protège la nature ou la détruit, entre ce qui améliore la qualité de vie des gens ou l’appauvrit.
Il s’agit d’une incitation à quitter l’univers des « biens » pour entrer dans celui des « liens ».
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